CryptaCount
FR
EnglishENDeutschDEEspañolESFrançaisFRItalianoIT日本語JA한국어KONederlandsNLPolskiPLPortuguêsPT
Connexion Essai gratuit

Amendement de la convention fiscale Suisse-Croatie : adoption des normes minimales de l'OCDE

CryptaCount Editorial · · 4 min de lecture
DÉCLARATION FISCALE Amendement de la convention fiscaleSuisse-Croatie : adoption des normesminimales de l'OCDE

La Suisse et la Croatie ont signé un protocole d'amendement à leur convention de double imposition le 18 juillet 2025 à Zagreb. Cette mise à jour aligne la convention bilatérale sur les normes minimales de l'OCDE en matière d'abus de conventions et d'échange transfrontalier de renseignements, comblant ainsi les lacunes qui existaient depuis la conclusion de la CDI originale. La ratification parlementaire est encore nécessaire dans les deux pays avant que les modifications n'entrent en vigueur.

Amendement de la convention fiscale Suisse-Croatie : adoption des normes minimales de l'OCDE

Ce que le protocole modifie

L'amendement aborde deux domaines distincts où la convention existante ne répondait pas aux références internationales actuelles.

Clause anti-abus

Le protocole insère une disposition anti-abus basée sur le test de l'objet principal. En vertu de cette clause, un avantage conventionnel peut être refusé si l'un des objets principaux d'un montage ou d'une transaction était d'obtenir cet avantage. Cela aligne la CDI Suisse-Croatie sur les résultats de l'Action 6 du projet BEPS de l'OCDE, qui exige que toutes les conventions conformes contiennent au moins une règle anti-abus minimale. L'effet pratique est que les structures purement fiscales acheminées via l'une ou l'autre juridiction devront supporter une charge de preuve plus lourde pour bénéficier de taux de retenue à la source réduits ou d'exonérations.

Assistance administrative et échange de renseignements

Le protocole met également à jour la clause d'assistance administrative pour refléter la norme actuelle de l'OCDE en matière d'échange de renseignements sur demande. Cela signifie que toute autorité compétente peut demander des renseignements fiscaux spécifiques à l'autre, et que l'autorité requise ne peut refuser uniquement au motif que les renseignements sont détenus par une banque ou une institution financière. Pour les entreprises ayant des structures transfrontalières impliquant la Suisse et la Croatie, cela augmente considérablement la probabilité que les autorités fiscales obtiennent les données nécessaires pour contester les montages non conformes.

Comprendre comment la Suisse applique ses obligations conventionnelles bilatérales parallèlement à ses obligations de conformité nationales est un contexte essentiel ; notre analyse de la mise à jour des sanctions russes par la Suisse et son impact sur les workflows de conformité illustre comment les changements réglementaires suisses peuvent rapidement redéfinir les obligations de déclaration transfrontalières.

Accueil des parties prenantes et parcours législatif

Cantons et milieux économiques

Les cantons suisses et les milieux économiques consultés pendant le processus de négociation ont salué la conclusion du protocole. Cet accueil est important : l'approbation cantonale est une condition préalable pratique à la ratification suisse, et le soutien des milieux économiques réduit le risque de contestation parlementaire. La position de la Croatie n'a pas été détaillée séparément dans l'annonce, mais la signature elle-même indique un accord au niveau gouvernemental des deux côtés.

Calendrier de ratification

La convention ne peut entrer en vigueur tant que les parlements des deux pays, suisse et croate, ne l'ont pas approuvée. La procédure de ratification suisse implique généralement la soumission du Conseil fédéral à l'Assemblée fédérale, suivie d'une éventuelle période de référendum facultatif. La Croatie, en tant qu'État membre de l'UE, suit sa propre procédure de ratification constitutionnelle nationale. Aucune date cible d'entrée en vigueur n'a été publiée.

Pertinence pour les cabinets comptables et les directeurs financiers

Cet amendement est important au-delà des deux pays signataires. Plusieurs points méritent l'attention des équipes de conformité et fiscales.

Le test de l'objet principal en pratique

Le test de l'objet principal déplace la charge analytique d'un examen purement formel des conditions conventionnelles vers une enquête sur la substance et l'intention. Les conseillers fiscaux qui examinent les structures de détention, les flux de redevances ou les montages de financement transitant par la Suisse ou la Croatie devront documenter plus rigoureusement la justification commerciale réelle. Les montages qui existaient avant le protocole ne sont pas automatiquement maintenus une fois la convention en vigueur.

Exposition à l'échange de renseignements

La clause d'assistance administrative mise à jour signifie que les autorités fiscales suisses et croates disposent d'un canal crédible pour demander des données sur les comptes et transactions de l'autre côté. Les clients ayant des revenus non déclarés ou sous-déclarés liés à l'une ou l'autre juridiction doivent savoir que l'obstacle à l'obtention d'informations de l'autre côté a été considérablement abaissé.

La tendance plus large vers l'échange multilatéral de renseignements façonne le risque d'audit partout ; notre note sur le cadre de l'OCDE pour réduire les audits sur l'impôt minimum des multinationales fournit un contexte supplémentaire sur la manière dont les autorités fiscales coordonnent leurs actions à l'échelle mondiale.

Amendement de la convention fiscale Suisse-Croatie : adoption des normes minimales de l'OCDE

Questions fréquemment posées

Qu'est-ce que le test de l'objet principal et comment affecte-t-il les structures existantes ?

Le test de l'objet principal permet de refuser les avantages conventionnels si l'obtention de cet avantage était l'un des objets principaux d'un montage. Les structures de détention ou de financement existantes doivent être examinées quant à leur substance avant l'entrée en vigueur du protocole, car une conception purement motivée par la fiscalité pourrait ne plus bénéficier des taux réduits prévus par la convention modifiée.

Quand la convention modifiée entrera-t-elle en vigueur ?

Le protocole doit être ratifié par les parlements des deux pays, Suisse et Croatie, avant d'entrer en vigueur. Aucune date précise n'a été annoncée. L'Assemblée fédérale suisse et le parlement croate doivent chacun accomplir leurs procédures d'approbation nationales respectives.

La clause d'échange de renseignements mise à jour exige-t-elle une déclaration automatique ?

Non. La clause suit la norme de l'OCDE pour l'échange de renseignements sur demande, et non la norme d'échange automatique de la Norme commune de déclaration. Une autorité compétente doit faire une demande spécifique ; les transferts en masse non sollicités de données ne sont pas couverts par cette disposition.

Quels impôts couvre la CDI ?

La convention sous-jacente couvre les impôts sur le revenu et la fortune. Le protocole modifie les dispositions procédurales et anti-abus dans ce cadre ; il n'étend pas la convention à de nouvelles catégories d'impôts.

Que devraient faire les conseillers maintenant, avant la ratification ?

Utilisez la fenêtre de ratification pour auditer les montages transfrontaliers impliquant la Suisse et la Croatie. Documentez la substance commerciale, examinez les positions de retenue à la source et signalez toute structure qui repose sur une interprétation purement formelle des conditions conventionnelles. Une correction précoce est beaucoup moins coûteuse qu'une contestation par l'autorité compétente après l'entrée en vigueur du protocole.

Source : Secrétariat d'État aux questions financières internationales (SFI Suisse)

CHHROECDGénéralAdoptéDéclaration Fiscale

Articles liés

Déclaration Fiscale
Actualité fiscale UE : Directive FASTER adoptée, renvois CJUE sur la consolidation italienne et la taxe exceptionnelle roumaine
Déclaration Fiscale
Étude de l'UE DG TAXUD sur l'impôt sur la fortune : ce que les cabinets comptables doivent savoir
Déclaration Fiscale
Signature du protocole d'amendement de la convention fiscale entre la Suisse et la Belgique
Déclaration Fiscale
Omnibus fiscal européen 2026 : Ce que la refonte de la fiscalité directe de la Commission signifie pour les entreprises